Profil : producteur agricole québécois
Le défi : gérer six balles de plastiques agricoles par année sur une île éloignée, au nord-est de Québec
L’île de Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues est une petite communauté insulaire de moins de 25 kilomètres carrés, située sur le fleuve Saint-Laurent, au nord-est de Québec. C’est ici que Cédric Guillemette exploite sa ferme laitière.
À bien des égards, l’Isle-aux-Grues représente un microcosme des enjeux liés à l’économie circulaire au Canada — illustrant l’impact d’outils novateurs de durabilité comme le compacteur d’agroplastiques. Comme tous les producteurs laitiers, Cédric tient à être un intendant responsable de ses terres et comprend qu’une solution durable pour gérer les plastiques agricoles est essentielle afin de protéger ses valeurs et sa communauté.
Grâce à Cleanfarms (connu au Québec sous le nom d’AgriRÉCUP) et aux Producteurs laitiers du Canada (PLC), Guillemette recycle environ une balle de plastiques agricoles tous les deux mois — réduisant considérablement les déchets qui, autrement, seraient exportés vers un site d’enfouissement municipal à l’extérieur de l’île. Ce résultat découle directement du compacteur d’agroplastiques fourni à tous les producteurs de l’île dans le cadre du projet pilote d’AgriRÉCUP, réalisé en collaboration avec les PLC, dans le but d’appuyer les producteurs laitiers dans leur volonté de réduire leur empreinte environnementale.
« C’est pratique et ça a un vrai impact, » explique-t-il. « Surtout ici, sur une petite île avec une population réduite, où les fermes produiraient autrement plus de déchets plastiques que l’ensemble des résidents réunis. »
Guillemette croit que c’est le devoir de chaque producteur de réduire son empreinte environnementale et que chaque effort, sur chaque ferme, fait une différence durable. C’est pourquoi il montre régulièrement à ses voisins comment tirer pleinement parti du compacteur et réfléchit constamment à la façon d’en élargir l’utilisation sur sa propre ferme.
« Je gagne beaucoup de temps et aussi de l’espace, » dit-il. Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Guillemette souligne également que chaque pas vers une plus grande circularité contribue à désencombrer la ferme, à améliorer la salubrité et à réduire la fréquence des vidanges de contenants à déchets, ce qui diminue les frais de gestion.
L’approche de Cédric en matière de gestion des plastiques agricoles joue un rôle clé dans la fierté qu’il ressent comme producteur laitier canadien et dans l’héritage qu’il souhaite laisser sur sa ferme et dans sa communauté. « Faire un effort, » conclut-il, « c’est à la portée de chacun d’entre nous. »







