Catalyser l’élan – À lire dans le rapport Next-generation Farming and Food Security du Globe and Mail
Globe and Mail – Traduction pour AgriRÉCUP
26 novembre 2025

Les projets pilotes permettent à l’équipe de tester des solutions de collecte pour des matériaux plus nouveaux, comme le film (pellicule plastique) pour l’ensilage (ici dans la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique).
Partout au Canada, les producteurs agricoles manifestent un intérêt croissant pour les pratiques durables afin de maintenir leurs terres dans le meilleur état possible. Les fabricants de plastiques agricoles font une priorité de l’alignement de leur marque à la gestion de l’environnement. Les gouvernements améliorent continuellement les réglementations afin de mieux protéger les systèmes naturels.
Pris isolément, ces efforts améliorent la durabilité. Mais c’est lorsqu’ils se rejoignent que le véritable élan s’installe. Réaliser cette connexion constitue l’objectif principal d’AgriRÉCUP. Cette organisation à but non lucratif fait progresser la gestion environnementale par le biais d’une gestion responsable des plastiques agricoles et des déchets d’emballage.
« Nous sommes tous dans le même bateau », déclare Barry Friesen, son directeur général. Il poursuit : « Des méthodes agricoles plus durables permettent d’améliorer les performances, la longévité de nos systèmes naturels et la réputation de l’ensemble du secteur ».
AgriRÉCUP profite de son quinzième anniversaire pour réfléchir à son impact. Barry Friesen précise : « Notre mission, fournir des solutions durables aux agriculteurs d’un bout à l’autre du pays, demeure inchangée depuis le premier jour. Cependant, nous soulignons notre passage d’un petit programme de recyclage de contenants à huit programmes permanents à travers le pays. Nous continuons d’ajouter de nouveaux programmes, avec l’objectif de les étendre à toutes les provinces avec le temps. »
Pour y arriver, l’anticipation s’impose de dire Barry Friesen : « Le surfeur ne commence pas à pagayer lorsque la vague l’enveloppe. Il l’anticipe et pagaye avant qu’elle l’atteigne. C’est ce que nous avons fait. »
Chez AgriRÉCUP, cela comprend la recherche sur les déchets agricoles ainsi que l’élaboration de scénarios pour la mise en œuvre de programmes de recyclage. En particulier au fur et à mesure de l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations provinciales. Il explique : « Nous mettons également en place de nombreux programmes pilotes pour voir ce qui fonctionne et quels messages encouragent les agriculteurs à participer à de nouvelles solutions durables. L’objectif : renforcer l’économie circulaire des produits que nous collectons.
Il ajoute : « En recyclage des plastiques, l’idéal réside dans l’utilisation du matériau d’un ancien produit pour en fabriquer un nouveau. Il s’agit de prendre un contenant, le laver, le déchiqueter, le faire fondre, de le mettre en granules, puis de le transformer en un produit identique à celui que vous aviez au départ. »
Cependant, comme le plastique se décompose avec le temps, les produits recyclés ne peuvent contenir que 30 à 50 % de matières recyclées. En effet, le soutien structurel impose l’utilisation d’une certaine quantité de plastique vierge. Barry Friesen précise : « Cela signifie que, même si vous collectez 100 % des marchandises, vous n’utilisez qu’environ 50 % de la matière dans le produit fini. Le reste peut être utilisé pour d’autres produits. Par exemple, une grande partie de notre plastique rigide sert à la fabrication de drains agricoles, une excellente utilisation finale du produit. »
Selon Barry Friesen, pour que le recyclage des plastiques soit plus efficient, dès la conception du produit, son concepteur doit répondre à la question : « Ce produit est-il recyclable? Comprend-il des additifs, des caractéristiques ou un mélange de matériaux qui entravent son recyclage? »
Directeur d’AgriRÉCUP pour l’Ouest canadien, Shane Hedderson fait du déploiement de solutions d’économie circulaire un objectif clé. Selon lui « la réussite de nos projets prouve que c’est possible. »
Récemment, une initiative d’AgriRÉCUP, reliée aux grands récipients pour vrac (GRV), a porté fruit. Ces contenants de produits chimiques agricoles, rechargeables, circulent pour environ une dizaine d’années.

Notre mission, fournir des solutions durables aux agriculteurs d’un océan à l’autre, n’a pas changé depuis le premier jour. Cependant, nous sommes passés d’un petit programme de recyclage de contenants à huit programmes permanents, à travers le pays. Nous continuons d’ajouter de nouveaux programmes. Notre but vise à les mettre en vigueur dans toutes les provinces.

Illustration d’un nouveau grand récipient pour vrac (GRV) de BASF, fabriqué à partir de 30 % de matière recyclée. Photo gracieuseté : BASF Canada Inc.
À leur arrivée sur le marché, les recycleurs boudaient les demandes de recyclage des GRV, explique Shane Hedderson : « Cinq ans plus tard, et de nombreux travaux de recherche et de développement permettent de recycler environ 30 % en poids d’un GRV en fin de vie utile en un nouveau. »
Hedderson précise : « Sous l’impulsion d’AgriRÉCUP, BASF Canada, un fournisseur de solutions agricoles, a joué un rôle clé dans l’adoption de ces nouveaux GRV. C’est là un exemple concret du rôle unique joué par AgriRÉCUP comme pivot dynamique dans l’ensemble du système. Nous travaillons avec les recycleurs, les fabricants de plastique, les utilisateurs de GRV et les producteurs agricoles. Cette collaboration favorise l’obtention de résultats circulaires. »
Shane Hedderson ajoute : « La collaboration avec des entreprises similaires dans le monde entier apporte aussi ses avantages. Toutes travaillent sur les mêmes questions et poursuivent les mêmes objectifs. La recherche commune et partagée concernant ces projets techniques s’avère des plus précieuses. »
Apprendre des défis et des réussites des partenaires internationaux, relever les solutions applicables en contexte réglementaire canadien améliore aussi l’efficience. Un aspect spécialement important étant donné qu’AgriRÉCUP s’avère le seul organisme canadien qui évolue dans le cadre de la « Responsabilité élargie des producteurs ». Ensemble, ils promeuvent le recyclage, la réduction des déchets et l’économie circulaire.
Barry Friesen considère les exemples internationaux comme une source d’inspiration. Par exemple, en Allemagne et en France, les films d’enrubannage pour balles et ensilage contiennent 30 % de matières recyclées. Il s’interroge : « Pourquoi cela n’est-il pas disponible ici? Il n’existe aucune barrière technique à la fabrication de pratiquement tous les produits plastiques agricoles avec une certaine quantité de matière recyclée. Correctement utilisé, le plastique possède d’attrayantes propriétés. Le recyclage présente le double avantage de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’économiser l’argent des contribuables, dépensé dans les incinérateurs et les sites d’enfouissement. »
L’impact d’AgriRÉCUP au cours des quinze dernières années témoigne de sa capacité à catalyser le succès en ralliant des partenaires autour d’un objectif commun : réduire les déchets et promouvoir la circularité.
« Notre programme de contenants n’a pas son pareil au pays. Nous atteignons un taux de récupération de 80 à 90 % pour les petits contenants. Chez les contenants de vrac, nous maintenons 70 à 80 %. Aucun autre programme de récupération sur une base volontaire ne franchit ses seuils. En fait, nous battons la majorité des programmes obligatoires, » de conclure Barry Friesen.



