Recyclage du plastique d’ensilage, par où commencer?

Auteur : Tammy Shields, AgriRÉCUP, conseillère aux programmes pour la Saskatchewan

Mes amis et ma famille savent que pour organiser quelque chose, ils peuvent compter sur moi.

Qu’il s’agisse de souligner un anniversaire important ou de tenir une réunion annuelle, j’en fais mon affaire.

C’est aussi le cas pour le recyclage des plastiques agricoles. J’ai participé à la mise en place de l’un des tout premiers microprojets-pilotes de recyclage de sacs-silos à grains dans la ville de Milestone en 2010. (Je m’en souviens. Cette année-là, ma fille cadette n’avait que quatre ans. Cet été, elle termine son secondaire!)

Je suis heureuse de pouvoir continuer à lancer des projets reliés aux plastiques d’ensilage. L’été dernier, j’ai été ravie d’être invitée sur deux fermes (une bovine, une laitière) par des producteurs, l’un à Turtleford, l’autre à Summerberry.

Les deux exploitations cherchaient de meilleurs moyens de gérer les matières plastiques. Celles-ci contribuent à protéger les aliments destinés à leurs animaux tout au long de l’année. Ils ne voulaient pas voir ces matériaux aboutir aux sites d’enfouissement.

C’est là qu’AgriRÉCUP intervient.

J’ai pu m’inspirer du travail de recyclage du plastique d’ensilage que mes collègues de l’ouest et de l’est de la Saskatchewan sont en train de développer. Notre équipe recherche constamment des moyens créatifs pour aider les agriculteurs. Elle vise à créer une solution faisable pour les communautés et les exploitations individuelles. Elle la peaufine et cherche à l’améliorer selon les commentaires des agriculteurs.

L’été dernier, financé par le projet Building a Zero-Plastic-Waste Strategy for Agriculture*, j’ai aidé les deux exploitations déjà mentionnées à commencer le recyclage des films d’enrubannage pour ensilage et balles. Elles avaient du plastique accumulé depuis plusieurs années.

En fin de compte, 44 556 kilogrammes de ces films ont été envoyés à un recycleur. De plus, deux exploitations agricoles familiales ont acquis les connaissances et le savoir-faire nécessaires pour les entreposer en vue d’un éventuel recyclage.

Voici les principaux enseignements que j’ai tirés de ces visites :

  • La séparation des matériaux, si importante pour le processus de recyclage, vient naturellement chez les agriculteurs. Ils ont l’habitude de séparer leurs produits (pois, lentilles ou céréales) pour les acheminer vers le marché. Ils semblent savoir instinctivement l’importance de la séparation des plastiques (enrubannage pour balles d’un côté et bâches pour ensilage de l’autre). Un partage essentiel pour s’assurer du recyclage des plastiques au moment où des programmes le font, au lieu de les voir prendre le chemin du site d’enfouissement.
  • Ressources et outils de plus en plus faciles à obtenir — Nos entrepreneurs se familiarisent de plus en plus avec la manutention des plastiques agricoles. Ils possèdent des quais de chargement et des compacteurs mobiles. Le tout facilite grandement le compactage, la consolidation et la manutention des matériaux à recycler. Par ailleurs, les marchés finaux progressent lentement, mais sûrement. J’ai pu envoyer ces matériaux en Alberta pour leur recyclage.

Surtout, veuillez retenir « qu’il n’est jamais trop tard pour commencer! » Je dis souvent :

« Commencez par recycler un sac Ziploc rempli de ficelle. » Au lancement d’un projet, mon approche consiste à faire comprendre le processus (séparer, entreposer correctement, minimiser la contamination). Une fois ces étapes comprises, chaque exploitant agricole peut les personnaliser selon son entreprise. Les volumes suivront.

J’ai hâte de lancer de nombreux autres projets. Mes échanges quotidiens avec les agriculteurs confirment leur préférence pour le recyclage avant toute autre option. Ils se disent prêts à gérer les matériaux de plastique sur leur exploitation, de même qu’à participer au processus de développement.

Tammy Shields, AgriRÉCUP, conseillère aux programmes pour la Saskatchewan Vous pouvez la contacter au 306-341-4460, shieldst@cleanfarms.ca

*Le gouvernement canadien finance en partie ce projet dans le cadre du Programme des priorités stratégiques agricoles canadiennes (PPSAC) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Ce programme comprend un investissement de 50,3 millions de dollars sur cinq ans. Il vise à aider le secteur agricole à s’adapter et à rester concurrentiel.

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